Partager l'article ! ... en guise de pensées molles: 25. ...
25.
Des fleuves corrompus d'hiverdans leurs baves moisies charrientla bave d'une causerieComme une traîne d'existence
26.
C'est un soir de lenteurqui ronronne et s'abatSon aile est maladiveet se brise dans l'ombreOh vois l'oiseau déchusur sa roche perclus27.Le jour s'abaisse Etsa brume débarquesur les quais alourdispar l'errance et l'exil
28.
Sur sa place au carréle tilleul esseulédans les bribes du ventse ride un long momentjusqu'au fond de son tronc
29.
DUELCorps à coeurCoeur à corps
30.
SAUDADEAu bout de son exilil s'en redescendrale soir au coin natalEt s'y déposerad'un pas lourd d'orphelincomme au flanc bienveillantd'une femme attentive
31.De l'aube au crépusculeil porte en son front lissele vertige et le glasde leurs lèvres aphones
32.Fallait-il à tout romprecogner sa ride creuseà la brique oublieusedes demeures sans foi
33.
De leurs flancs bas et videss'émiettèrent ces larmeséternelles dresséescomme ces rochers dursde l'époques effacée
34.
Sous sa tente fenduel'enfant seul et vainqueurmime sa juste guerrecivile dans son corpsEt dans ses demi-sphères
35.
Sa chair en la mémoiregarde et nourrit en corpsou la griffe saignanteou la caresse absente
36.
Sans cesse il jetteraitet des mots et leurs lettressur la page sans traceS'il en avait encoreet la plume Et l'envie
37.
Les temples effondrésdes mémoires antiquesvastes palais désertsserrent leurs portes closessur les gonds verrouillésgrinçant à leur insu
38.
Il entre en la demeureoh la rime facileet de glace et de marbreoù le ventre cri Non
39.
TRIPTYQUEIl aimerait tant quedans une cité chaudeleurs pas enfin se fondentdans la même épopéeSans trouble Et sans mot dire40.E.B.La femme répétaitles pieds dans les tisonsA quoi bonL'homme écrivait penchétout au bout de sa ligneA quoi bon
41.
VERBA VOLENTSans les maux les journéescomme page ne seraientque demeure lisse et blanche
42.
De maints discours si mal tenusde quelques gestes vite enfouisdira-t-il un soir l'épopéesans gloire et de tumulte idiot43.
De tous ces motsleur logique voudraitqu'on en finisseavec leur alphabet44.
Les cris toujours l'écritpour grossir une feuillesoufflant la rime en deuilQui serait féminineQui serait masculinePour définir et cloreun triptyque orphelin
45.
Il faut laisser peserle silence de marbreEt mettre sous scellésplus que les premiers motsbien plus que leur échoLeur seule souvenance46.A-t-il un jour priéde pousser des ans durantdes heures de vie Dit-on
47.
Aussi lente et poissée
qu'un trait de pus caillésa vie s'écoule Et couleUn geste après un gestedans un delta d'oublivers le désert ouvert
48.
S'infliger tout au longdu jour lent qui s'épuisece mérite inutileet grandiose de vivreEt pour étancher mieuxce devoir assoifféqui dessèche la gorgerêver au soir qui tombela bière sous sa mousseSi fraîche Et bien profonde
49.Dans un jet de salivedéfinitif et sale
le voici qui s'éteinttel un brandon mouillé50.Trop chargé de sa viesi pesante si lourdeil s'en va basculermort ou vif en avant
Mais à perpétuitéce devoir d'exister
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