Partager l'article ! Petits cris maigres...: &n ...
1.
DIALECTIQUELe Désert du DésirLe Désir du Désert
2.Sa douleur est murailleEt le coupe à jamaisdu continent des hommes
3.PRIE-DIEU
Comme l'une et soleilen glaise il a portéles deux roues ébréchéesd'une naine odyssée
4.
Rongé par ces clameursqui taraudent la chairqu'il aimerait se taireEt ranger sa fureurEn sa gorge En ses terres5.Sa fatigue est immenserenversée sur son dosMais une fois encoreil lui faut épeleret ce geste et ce motqui le rendront au monde
6.
Certains matins parfoisdans des sanglots baveux
il broie le souvenir
de courses plus alertesdans leurs galops nerveux
7.Il peuple son désertd'une histoire aux mots closEt borgnes dans sa nuitqui se cogne à la dune
8.
Comme une verge soupleen la retraite videson désir infinise love et se flagelleen la coquille grêle9.Il use tout son tempss'écoulant et roulantà veiller à giflerla douleur et sa plaiebaillant à grand fracas
10.Par hasard quelquefoisil se prend à poserun geste après un gesteSans rage Et sans accroc
11.
Dans son antre envaséle Cyclope est assisse gratte le regardMais ne guette Personne
12.
De la grève sans plainteil jette son message muré dans la bouteilleoù s'arrondit la vagueau goût d'écume lasse13.
PATELLA
Deux courtes ailesdeux colonnes qu'on briseà marée basseont figé son envolDésormais il n'a plusque le ventre ulcérédans les talons boiteux
14.
Sa bouche est habitéepar la douleur uniquede tous ses motsSans nombreSa page est visitéepar la rumeur uniquede tous ses mauxSans nombre
15.
Tout au bout de sa courseà goût de souffle ranceil frôlait ce reposlas Devaient en jaillirde lentes épopéesbien plus naines encore16.D'où lui vient dans le tempscette peine à comprendreet les mots et leurs plaiesqu'il épelle et bégaiesur la ligne des pages
17.
Parfois d'un îlot qui dériveau creux des vases mollesjaillit un cri de nainMais la gorge est sans fond
18.LOVEJusque dans l'intérieur de l'intérieurde quelques mots de quelques traits à peineIl ne rêve plus Qu'un silence clos
dans l'ombre lisse et la coquille tiède
19.
LE CRI DU DECOUVREUR
Taireà jamais ce cri tous ces cris déboutésd'humeur et de colèreLes remettre au silenceEt tous aux quatre coinsde la chair au calvaire20.La pierre est son décorsans effroi ni frissonElle accueille en son grainle vacarme vaincude ses vagissements
21.Ainsi qu'un oiseau nul'instant s'est suspendusous la brume étaléemenace de sombrerdans son vaste silence
dans sa pâle vacance22.Un ciel bas qui s'affaisses'emplit de ses noirceursDes champs clos qui dériventvoguent sur leurs eaux mollesC'est le décor en pluiede l'instant qui s'afflige23.
Du fond de vaseet d'écume ont surgila nausée tiède et son crid'épouvanteDès lors ne restait plusqu'à chevaucher à crula croupe énervéede jours en délire
24.Le geste en catastrophearase les oragesdes mots qu'on dissimuleen tremblant sous la table
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