Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /Fév /2008 08:44
SANS-SOUCIS

Ce matin-là, c’était un lundi, j’avais le moral dans les chaussettes, comme disent les pros de la petite reine.  La veille au soir, vers 20 heures, le petit tsar dans son cosy avait triomphalement triomphé. J’avais passé une bonne partie de la soirée à zapper d’une chaîne à l’autre afin de connaître les analyses des unes et des autres… Aucune ne me satisfaisait. J’avais mon idée sur ce tournant de l’Histoire. Mais bon, je ne suis pas là pour causer politique ! Ce matin-là donc, je me traînais d’un pas traînant vers mon LP en me doutant bien que les rangs seraient clairsemés dans ma classe de BEP. Il était évident que ces chères têtes blondes, en majorité des internes, n’allaient pas rejoindre leur havre pédagogique alors que le lendemain, mardi 8 Mai, était un jour férié ! Entre deux cafés costauds, j’avais donc gribouillé un exercice d’écriture bateau au cas où il y aurait quelques accros de la chose littéraire. 

Ecriture longue 

A l’aide des éléments suivants, imaginez et écrivez une courte nouvelle appartenant au genre policier (récemmentétudié en classe)

Où ? Dans une banlieue anonyme (mot à expliquer !)
Quand ? De nos jours.

Qui ? Des jeunes de votre âge (faire un peu de jeunisme !) comme personnages principaux ainsi que divers personnages secondaires

Quoi ? Un crime a été commis
Remarques :

1-                 Votre texte devra commencer par la phrase suivante : « Ce matin-là, tout était calme dans la cité qui dormait encore. »

2-                  Vous devrez intégrer (dans n’importe quel ordre) les 5 mots suivants : « immeuble, scooter, disculper, portable, cave »

3-               « Votre texte devra comprendre des passages narratifs et descriptifs ainsi que des paroles rapportées (discours direct ou indirect)

Je l’avoue, je ne m’étais guère foulé. Vite fait, je tirais la vingtaine d’exemplaires nécessaires en bougonnant un vague Salut aux quelques collègues dont je soupçonnais certains d’avoir cédé aux propos médiatico- populo- démago- hystérico- mensongers de l’apprenti Bonaparte-le-Petit. Derrière lesquels se dissimulent les attaques d’une violence inouïe contre les acquis de la classe ouvrière ! m’eût commenté notre ancien soixante-huitard qui n’a pas cours le lundi matin

Ces chers petits étaient… trois à m’attendre !

Je leur distribuai l’énoncé approximatif. Oui, bien sûr, ils pouvaient travailler ensemble. Je leur distribuai quelques outils de remédiation. En clair, des dicos, trois Bled et trois livres de grammaire. Et je me plongeai sans conviction dans un paquet de copies. Sans regimber, ils se mirent à l’ouvrage. Ils furent même très sages, très concentrés, se contentant seulement d’échanger des propos sans augmenter le volume sonore. Ils refusèrent même de sortir un moment quand la sonnerie de 9 heures retentit. C’est dire ! De temps à autre, ils m’interpellaient pour obtenir un renseignement. Je répondais, j’expliquais en usant d’une langue un peu plus châtiée que celle que vous lisez présentement. A dix heures, je ramassai. Ils avaient fait fort ! Trois pages A4 d’une écriture fort lisible, celle de Jonathan Queutois, le calligraphe de service

A dix heures et quart, après la récré, comme j’avais achevé la correction de mon paquet de copies (d’un cru médiocre), j’entrepris de lire ce qu’ils m’avaient remis. Je transcris, tel quel. Je ne garantis pas la qualité de la langue utilisée.

Ce matin la, tout était calme dans la citée qui dormait encore. Il y avait pas de bruit et personne circulait aux pieds des HLM. Franck devait dessendre dans la cave pour y aller cherché sa mob pour aller à son CFA car il était apprenti plombier. Quand il arrivat dans sa cave à eux qu’il fermait bien à cause de tous les turcs, il poussat un grand cri de téreur.

- Merde !

Il sorta de la cave et remontat les escaliers quatres à quatres pour aller prévenir ses parent qui dormaient encore car ils avaient bu trop de mousseux le dimanche au soir pour féter la victoire du président qui avait gagner et qu’ils aimaient bien car il allait leurs donner du travail comme ils voulaient.

- Papa ! Manman ! cria Franck très fort pour les réveiller.

- Qu’es-ce qui ya ? Demandat son père qui n’était pas de bon poil qu’on le réveille comme ça avec des cris.

- Viens voir vite dans la cave !

- Tu m’emmerdes ! J’ai pas que ça à foutre. Faut que j’aille bosser.

- C’est grave. Faut que tu viennes.

Après son père qui s’était habillé et Franck ont descendus dans la cave.

- Merde aussi, a dit son père. Faut prévenir les keufs avec ton portable. Et dis rien à ta mère, elle serait folle.

Franck et puis sont père, ils avaient découvère une morte dans un coin. Grâce à son portable SAMSOUG, la police est vite arrivée. ils ont dit à Franck de rester pour qu’il soye témoin de ce qu’il avait trouver dans la cave en cherchant sa mob. Franck, il a tout raconter, mais pas trop de choses car il en savait pas plus. Il a dit qu’il connaissait un peut la fille qui habitait l’immeuble qu’on appelle les Bermudes mais qui est de l’autre coté du terrain de foot dans la citée. Après, comme dans les séries Américaines, plein de types avec des apareils modernes sont venuent mais Franck a pas pu rester car il n’est pas pompier ni de la police.

 Un policier lui a dit : « Vous devrez rester à notre disposission pour qu’on vous interroge encore ». Et Franck était secoué, il n’est pas aller travaillé. Après, le directeur du CfA lui a dit : « Je comprend, mon garçon ».

Le lendemain, Franck a lu le journal même si sa ne l’intéresse pas les nouvelles car il y a trop de politique. Mais il a lu l’article qui prenait toute la page avec une photo du HLM.

C’était un crime. La fille avait été étranglé mais il n’y avait pas eu de violances sexuelle. La fille, on donnait pas son nom car elle était mineur. Mais on la connaissait tous un peut car elle habitait dans la citée.

Dans la gage d’escalier, les jours après, tout le monde causa de la fille.

Manu savait des choses. il raconta des histoires qu’on savait pas. On lui donne la parole :

« Elle allait avec tout le monde, juré ! Tous ceux qui voulaient. Mais elle se faisait payé. C’était pour acheter des tas de trucs. Ses parents, ils sont Rrémistes, ils n’ont pas les moyens. Oui, j’vous jure, elle se faisait payé. Mais elle allait pas jusqu’au bout. Elle faisait que des branlettes ou des pipes avec une capote. Elle faisait ça avec des vieux, mais elle préférait tout de même les jeunes. Plein de mecs, mais pas moi, y sont passer. »

- T’exagères. A dit Kevin, pas le Kevin qui à un scooter bidouillé, mais le Kevin qui a des boutons partout.

- T’aurais payer, même toi, elle aurait bien voulu.

Les autres ont bien rigolé et ont vexer Kevin qui est parti.

Après, pendant des jours, la police n’a pas trouvé le criminel. Franck ne lisait plus le journal car on écrivait moins sur l’affaire. Sauf un jour ou il y a eu un grand article pour raconter qu’ils avaient trouver un suspect qui était un vieux pété de thunes qui avait déjà eu des histoires dans le temps avec des gamines. ça arrangeait bien Franck que c’était pas un type de la citée car on disait pas mal de conneries sur la citée où tout le monde est comme ailleurs, il y des bons mecs et des moins bons.

Après, le vieux plein de pognion, ils l’ont dixculpé car il avait un alibi qu’ils ont vérifier. Alors, la police, ils sont revenuent dans la citée. Ils ont interroger encore pleins de gens, des hommes et des plus jeunes surtout parce qu’ils avaient convoqués Manu qui leur avait raconter leurs salades qui n’étaient pas bidon. A force, ils sont tombé sur le bon numéro. Un soir, on les a vu qui sortaient avec le Kevin qui n’a pas de scooter mais des boutons partout.

Tout le monde était sur le cul quand on a su ce qui c’était passé. Le Kevin avait vu la fille dans la cave et il lui avait proposé la chose avec des thunes. Mais la fille avait bien rigoler et s’était foutue de sa gueule. Et Kevin avec ses boutons l’avait mal pris et il avait péter un cable et il l’avait étrangler et il avait même pas trouver le moyen de cacher le cadavre.

Voilà ce qui est arrivé dans la citée des 100 soucis qui est un nom qui devrait porter chance mais où c’est plein de malheurs pour ceux qui se lèvent tôt pour aller travailler moins et gagner moins car ils ont pas un vrai travail comme avant.

 Mon trio de Maupassant en puissance avait ajouté un petit mot mais en omettant le PS.

on a bien aimer ce que vous avez demandés car ça nous change des devoirs que vous donnez. Soyez pas sévère pour les fautes et les gros mots car c’est la vie.

Il ne me restait plus qu’à souligner ici et là quelques petites erreurs afin de rétablir un ordre juste dans l’orthographe et la syntaxe.

Par Jean-François Dormois - Publié dans : Nouvelles
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